Obsédée du pire
Et pas très prolixe
Mes moindres soupirs
Se métaphysiquent...
J'ai dans mon ciel
Des tonnes de célestes
M'accroche aux ailes...
Et tombe l'ange Gabriel!
Obsédée du pire
Un peu trop physique...
L'envie de frémir
Est pharaonique !
...Fi de l'ascèse !
Ma vie s'enténèbre
Moi sans la langue
Sans sexe je m'exsangue !
L'amour, c'est rien !
Quand c'est politiquement correct
On s'aime bien
On n' sait même pas quand on se blesse
L'amour c'est rien
Quand tout est sexuellement correct
On s'ennuie bien
On crie avant pour qu' ça s'arrête
La vie n'est rien...
Quand elle est tiède !
Elle se consume et vous bascule
Le sang en cendres de cigarette
La vie est bien...
Elle est de miel !
Quand elle s'acide de dynamite
Qui m'aime me suive!
Obsédée du pire
Et pas très prolixe
Mes moindres soupirs
Se métaphysiquent...
J'ai dans la tête
Des tonnes de pirouettes
Le saut de l'ange
N'a pour moi rien d'étrange
Obsédée du pire
Et pas très prolixe
Partager mes rires
Plutôt plutoniques
J'ai dans ma sphère
Un effet de serre
Mon sang bouillonne
Je bous de tout, en somme
dimanche 18 novembre 2007 20:43
et pour vous???c est quoi l amour........?
jeudi 15 novembre 2007 17:07
Elle est morte la voisine
Dans sa modeste cuisine
Impeccablement cirée
On la connaissait très bien
On le supposait du moins
Lorsque l'on a retrouvé
Dans un vieux cahier de toile noire
Elle avait noté son histoire
Pour un inconnu qui la comprendrait
Mais le temps qu'on le trouve et le lise
Sa petite écriture grise
S'est effacée avec son secret
Elle était veuve dit-on
D'un médecin du canton
Unanimement aimé
Elle en parlait rarement
Mais sur sa tombe elle allait
Chaque soir depuis dix ans
Dans un un cahier de toile noire
Avec des images dérisoires
Elle avait voulu peindre leur amour
Il en reste quelques fleurs séchées
Une larme délavée
Le reste est mort pour toujours
Elle était belle dit-on
Lui était fidèle et bon
Et banalement heureux
On ne les remarquait pas
Maintenant qu'ils ne sont plus là
On voit qu'ils nous manquent un peu
Dans le vieux cahier de toile noire
J'ai voulu lire leur histoire
Comprendre leur bonheur discret
Mais le temps qu'on le trouve et le lise
La petite écriture grise
s'est effacée avec leur secret
Seul il joue au jardin
Il est insouciant
Ce n'est qu'un enfant
Il s'élance en courant
Referme la main
La mouche est dedans
Il joue il rit
La mouche est à lui
Et il lui arrache les ailes
Il est si petit
Toi qui lis les journaux
Qui a des idées
Sais-tu regarder
Ces choses qui sont si naturelles
Qu'on oublie souvent qu'elles sont cruelles
Dans le grand camion noir
Les chevaux finis ont déjà compris
C'est vers les abattoirs
Que l'homme insouciant les mène ce soir
C'est son métier
Il n'est pas méchant
Mais il frappe il crie
En les poussant dans la nuit
Toi qui veux la justice
Et qu'elle se bâtisse
Dans tous les pays
Ces choses qui sont si naturelles
Vois-tu seulement combien c'est pareil
Le chômeur humilié
Et qu'on ne plaint pas
Tant qu'il peut manger
Le prisonnier perdu
Par des mots savants
Qu'il ne comprend plus
On a pitié on en parle un peu
Et ça nous rassure
On veut croire que ça va mieux
Ce cri d'enfant battu
On l'a entendu
Mais on n'a rien dit
Ce vieux dans un couloir
Sur de vieux journaux
Qui a peur du noir
Ils sont si près
Qu'on ne les voit pas
Et on s'en va
Pour pleurer au cinéma
C'est une même guerre
Une même misère
On les voit partout
Ces choses qui sont si naturelles
Qu'on oublie souvent qu'elles sont cruelles
Seul il joue au jardin
Il est insouciant
Ce n'est qu'un enfant
Il s'élance en courant
Referme la main
La mouche est dedans
Il joue il rit
La mouche est à lui
Et il lui arrache les ailes
il est si petit
toujours au bord de la
crise de nerfs les chats ici!!!!!
mercredi 12 septembre 2007 17:38 , dans mes amours